Méthodologie · V1 · Septembre 2026
Comment Semtopic voit un domaine à travers les yeux de Google.
Quatre signaux officiels croisés en une analyse : la taxonomie Topics de Chrome, les catégories Product & Service de Google, le Knowledge Graph, et les mots-clés effectivement positionnés.
Semtopic répond à une question simple : comment Google perçoit votre
domaine ? On croise 4 sources officielles pour reconstituer
l'identité sémantique d'un site : validation d'autorité topique, cohérence
SEO, positionnement de marque.
Le principe en 4 étapes
01
Classification historique de Google (Topics)
On interroge d'abord une base locale qui archive la taxonomie
Browsing Topics intégrée au navigateur Chrome (~45 000 domaines
classés par Google). Si le domaine y figure, on récupère directement les
thématiques qui lui sont attribuées.
02
Catégories Google en temps réel
On analyse le positionnement réel du domaine dans Google
pour en déduire ses catégories Product & Service, avec la
part de trafic estimée. C'est la méthode la plus précise, car
basée sur le contenu réellement référencé.
03
Knowledge Graph (l'entité officielle)
On vérifie si la marque est reconnue comme entité officielle
dans le graphe de connaissances (Wikidata / Wikipédia, base ouverte qui
alimente le Knowledge Graph), et on extrait son type, sa
description et un extrait encyclopédique.
04
Mots-clés positionnés
Enfin, on récupère les 1 000 mots-clés qui apportent le
plus de trafic au site dans Google FR, avec leur position, leur
volume, l'URL positionnée et l'intention de recherche. On en tire
la part de marque (requêtes contenant le nom du site, fautes de
frappe comprises), le mix d'intentions et l'empreinte
géographique : les communes françaises citées dans ces requêtes,
placées sur une carte.
Deux façons de classer un domaine
Selon l'étape qui répond, la classification s'exprime dans l'une de deux
« langues ». L'outil indique toujours laquelle.
Thématiques (Topics)
Les catégories d'intérêt Google (ex. : Actualités,
Arts & Divertissement), issues de l'archive Chrome. Le
pourcentage indique la répartition des thématiques.
Catégories (temps réel)
Les catégories Google « Product & Service » dans
lesquelles le domaine se positionne réellement (ex. : Imprimantes
de bureau). Le pourcentage indique la part du trafic estimé.
Comment lire un résultat
• La Thématique dominante donne la catégorie n°1 et sa part.
• La Répartition par catégorie montre le poids de chaque grande
catégorie dans le trafic estimé.
• Les Catégories détaillées descendent au niveau des sous-catégories,
avec leur part et leur nombre de mots-clés.
• La Synthèse vulgarise le tout en 2–3 phrases.
• Le Knowledge Graph confirme (ou non) l'existence d'une entité
officielle Google associée au domaine.
• Les Top mots-clés positionnés se filtrent par tranche de position :
1re position, positions 2–3, positions 4–10, au-delà du top 10.
• La Carte thématique regroupe ces mots-clés par sujet et donne la
captation de chaque groupe : la part du potentiel de clics
réellement captée ; 100 signifierait que tous ses mots-clés sont en
1re position. Un gros groupe faiblement capté, c'est votre marge
de progression.
• La Cannibalisation signale les requêtes sur lesquelles plusieurs de
vos pages se concurrencent, soit à l'identique, soit sur des formulations
quasi jumelles.
• La Signature lexicale donne le vocabulaire du domaine : les mots
que Google lui associe, ce que les internautes veulent autour (prix, avis,
comparaison…) et la forme de leurs requêtes.
• La Part de marque donne le trafic venant de requêtes de marque :
élevée, le site vit de sa notoriété ; faible, il conquiert son trafic sur
sa thématique.
• Les Intentions de recherche répartissent le trafic par intention
(s'informer, comparer, acheter, aller sur un site, trouver près de chez soi).
• L'Empreinte géographique place sur la carte de France les communes citées dans
les requêtes du site : taille du point = volume de recherche, couleur plus
dense = meilleure position. Par défaut, la carte ne montre que les villes
présentes dans les mots-clés les plus porteurs ; l'option
« explorer les requêtes locales », à cocher avant l'analyse, va
chercher les requêtes de ville à faible volume et remplit la carte.
• La Courbe de visibilité suit le site semaine après semaine depuis
fin 2023, avec les mises à jour de l'algorithme de Google peintes
derrière la courbe. Sous le graphique, chaque mise à jour est chiffrée :
on compare la moyenne des trois semaines qui la précèdent à celle des trois
semaines qui la suivent ; un relevé isolé serait trop instable pour
conclure, et sous 5 % il ne se passe rien. De là une
sensibilité (forte, modérée ou faible) : un site très sensible
voit Google réévaluer sa légitimité à chaque mise à jour, ce qui mérite une
surveillance rapprochée sur les sujets sensibles (santé, argent, sécurité).
• Les Voisins sémantiques sont les sites qui se disputent vos
requêtes. Chacun est reclassé par Semtopic, ce qui répond à une question que
les autres outils ne posent pas : vos concurrents sont-ils rangés
dans votre catégorie ? S'ils sont ailleurs, c'est le signe d'un
positionnement à cheval sur plusieurs univers. La part de voix dit
combien de visites du groupe vous reviennent, et la liste
« requêtes qu'ils ont et que vous n'avez pas » chiffre l'écart de
couverture avec chacun.
• Wikipédia & Wikidata montre ce que des humains disent du
domaine : la fiche d'entité sur laquelle Google construit la sienne, et
surtout les articles de Wikipédia qui citent le site en source. Être
cité, c'est un signal de confiance qu'aucun mot-clé ne donne. Les sujets
affichés sont ceux des articles qui citent, pas ceux du site : ils
disent quel genre de page vient chercher une source chez vous.
• Le Profil de liens répond à « qui parle de vous ? » :
combien de sites différents vous citent, et les cinq plus installés
d'entre eux. Le chiffre est annoncé « au moins », parce qu'il vient
d'une exploration publique du Web qui n'a pas tout vu. Vous en avez
forcément davantage. Les liens purement techniques (hébergeurs, réseaux
sociaux, outils) sont écartés du classement : ils pointent vers tout
le monde et ne disent rien de personne. Si beaucoup de sites vous citent
mais qu'aucun n'est installé, un avertissement apparaît : ce profil
peut venir d'un réseau de liens artificiel, mais c'est aussi la
signature normale d'un prestataire dont chaque client affiche un lien en
pied de page. À regarder de près avant d'en conclure quoi que ce soit.
• Les Archives du Web racontent le passé du domaine : depuis
quand il existe (bien plus parlant qu'une date de whois) et à quoi il
ressemblait il y a 1, 3, 5 et 10 ans. Si le vocabulaire de la page
d'accueil change du tout au tout d'une capture à l'autre, le bloc le
signale : c'est la signature d'un domaine expiré racheté et
réutilisé pour un autre sujet, ce qui explique souvent un profil de
liens sans rapport avec le contenu actuel.
• Les Entités citées se lancent d'un clic, en bas du rapport :
l'outil lit alors une trentaine de pages du site (celles qui rapportent
le plus de trafic) et repère les marques, produits, personnes, lieux et
notions qu'elles nomment, reconnus grâce à Wikipédia et Wikidata, les
sources du Knowledge Graph de Google. Une entité très présente sur le site
mais absente des requêtes qui vous apportent du trafic est marquée :
c'est un sujet que vous traitez sans que Google vous y associe (encore).
Deux limites à connaître : beaucoup de grandes marques refusent la
lecture automatique de leur site (le bloc le dit alors), et un mot courant
employé seul est volontairement ignoré, parce qu'il a trop de sens possibles
pour être relié sans erreur.
Topic et RankMap
Deux pages isolent chacune une question de l'audit, sur les mêmes données.
Topic réunit la thématique dominante, les
catégories détaillées et la carte thématique, et les met en regard :
à gauche ce que Google dit du domaine (ses catégories), à droite ce que
montrent ses mots-clés (les sujets de la carte thématique). Les deux
colonnes ne suivent pas la même nomenclature et ne sont donc pas
appariées ligne à ligne.
RankMap reprend l'empreinte géographique en
grand et la lit en détail : répartition par région et par
département, positions par ville, villes tenues et villes à conquérir,
présence dans les 40 villes de 100 000 habitants et plus, taille des
communes citées. La carte s'exporte en fichier HTML autonome (survol,
filtres, recherche et zoom) et les données en CSV. Une ville
« absente » l'est des requêtes analysées, pas forcément de toutes
celles du site. La position, elle, est bien locale : une requête qui
nomme une ville affiche les résultats de cette ville, où qu'on la tape. Ce
que la carte ne voit pas, ce sont les requêtes génériques à intention
locale (« plombier »), auxquelles Google répond selon la
localisation de l'internaute sans ville écrite dans la requête.
D'où viennent les données ?
La base Topics provient du composant Browsing Topics de
Chrome, le mécanisme que Google utilise en interne. Les catégories
temps réel et les mots-clés s'appuient sur le positionnement
organique réel du domaine dans Google FR. Le
Knowledge Graph est croisé avec Wikidata / Wikipédia, d'où viennent
aussi les citations et la fiche d'entité détaillée. Les captures
archivées proviennent de l'Internet Archive, et les dates des
mises à jour de l'algorithme du tableau de bord officiel de l'état
de Google Search. Le Domain Rating provient d'Ahrefs.
Questions fréquentes
Pourquoi certains sites n'ont aucune thématique ?
Google écarte de sa classification Topics les domaines sensibles (santé,
contenus adultes, etc.). Ils basculent alors sur l'analyse temps réel.
Les catégories sont-elles « officielles » ?
Oui : ce sont des référentiels définis par Google. Deux référentiels
distincts selon l'étape, d'où l'indication de la source à chaque analyse.
Pourquoi un domaine récent renvoie-t-il peu de choses ?
L'analyse s'appuie sur le positionnement du site : un domaine sans
référencement établi offre peu de matière.
Comment lire la captation d'un groupe ?
C'est un rapport, pas un volume : on compare les clics que le groupe
capte à ceux qu'il capterait si chacun de ses mots-clés était premier. Deux
groupes de tailles très différentes sont donc comparables, et un gros
groupe faiblement capté vaut souvent mieux qu'un petit déjà au maximum.
La cannibalisation détectée est-elle exhaustive ?
Non. Elle porte sur les mots-clés analysés (ceux qui apportent le plus de
trafic). Les cas signalés sont réels, mais d'autres peuvent exister sur la
longue traîne : l'absence de cas n'est jamais une preuve.
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